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Yi jing, le livre des mutations
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Le Yi Jing, ou le Livre des transformations, bien qu’on le perçoive le plus souvent comme un ouvrage de divination est un des ouvrages majeurs de la culture chinoise et c’en est assurément un de sagesse. Quand on l’interroge, il s'agit moins d’obtenir des informations sur ce qui va nous arriver que de savoir l'attitude qu'on devrait adopter dans les circonstances, telles qu’annoncées par le Yi-King. Depuis trente-cinq siècle, il est un texte fondateur de la civilisation chinoise. Le Yi Jing (orthographié Yi King ou Yi-King) dont le titre peut se traduire par « Classique des changements » ou « Livre des mutations » , «des transformations». |
La traduction correcte s'approcherait de « Mémoire ou traité canonique de la Mue » et son principe serait d'examiner les traces potentielles du changement en cours, présent et avenir ; "traquer l'éternel dans sa forme la plus quotidienne : le changement incessant, le roulement saisonnier. Le Yi Jing n'édifie aucun système explicatif de l'univers, il n'explore pas la cause de son existence ou la finalité de son devenir, il ne révèle rien qui doive être l'objet d'un croyance, il ne fait que constater une évidence que ne rejette aucune foi, que ne contredit aucune science, le changement est la vie même." Le Yi Jing plus qu'un texte est une structure avec juxtaposition est ensemble d'interconnexion, le Yi Jing n'est pas linéaire.
Histoire du yi jing
La littérature chinoise attribue la composition du Yi King à quatre saints personnages: Fo Hi, le roi Wen, le duc de Tchéou et Confucius. Fo Hi est une figure mythique, le représentant de l'ère de la chasse, de la pêche et de l'invention de la cuisson. Quand il est désigné comme inventeur des trigrammes, cela signifie qu'on assignait à ces figures une antiquité telle qu'elle précédait tout souvenir historique. Les huit trigrammes primitifs ont également des noms qui n'apparaissent pas ailleurs dans la langue chinoise, ce qui a fait conclure à leur origine étrangère. En tout cas, ces signes ne sont pas d'anciens caractères d'écriture, comme on a voulu le déduire de leur concordance mi-fortuite, mi-consciente, avec tel ou tel ancien caractère.
« On rencontre très tôt les trigrammes combinés entre eux. Mention est faite de deux collections remontant à l'antiquité, le Yi King de la dynastie des Hia [Xia, 2205-1766 av. J.-C., suivant la tradition], appelé Lien Chan, qui aurait débuté par le trigramme Ken, l'immobile, la montagne, et celui de la dynastie des Chang [Shang, 1766-1150 av. J.-C., suivant la tradition] appelée Kouei Tsang qui commence avec K'ouen, le réceptif, la terre. Confucius signale en passant cette dernière circonstance comme historique. Il est difficile de dire si les 64 hexagrammes existaient dès cette époque et, dans l'affirmative, s'ils étaient les mêmes que ceux de l'actuel Livre des Transformations. »
Principe du yi jing
Il faut jeter 6 fois de suite 3 pièces ce qui permet d'obtenir un hexagramme

Prendre trois pièces identiques et les jeter ensemble.
Face vaut 3 (impair, Yang) et pile vaut 2 (pair, Yin), ce qui donne
| Face | Face | Face | ? | 9 ![]() |
Vieux Yang (mutant). |
| Pile | Pile | Pile | ? | 6 ![]() |
Vieux Yin (mutant |
| Face | Face | Pile | ? | 8 ![]() |
Jeune Yin (stable). |
| Pile | Pile | Face | ? | 7 ![]() |
Jeune Yang (stable). |








